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Témoignages d'anciens étudiants


1. Témoignage de Léa B.

Je suis rentrée en hypokhâgne un peu par hasard. Je ne savais pas quoi faire après ma terminale L, alors un de mes professeurs m’a conseillé de rester à Millet pour tenter la prépa. Ce que j’ai fait ! Bien sûr je savais que ça n’allait pas être une partie de plaisir et qu’il y avait une masse de travail et de lecture qui m’attendait. Aller à la fac ne m’intéressait pas, ça avait l’air trop détendu, pas assez instructif (ce que je pense toujours maintenant que je suis en L3).

L’avantage de l’hypokhâgne réside surtout dans le fait que l’enseignement reste général. C’est un peu comme refaire une Terminale mais avec un niveau élevé. C’est enrichissant, vraiment. La prépa de Millet entretient un esprit de camaraderie et d’entraide plutôt que de compétition. C’est aussi cela qui m’a plu. D’autant plus que j’étais à l’internat. Finalement les élèves et l’équipe enseignante se sont révélés des soutiens géniaux.

Je suis rentrée sans motivation véritable en prépa, je n’avais pas envie de passer les concours ni d’entrer à Science-Po en seconde année mais j’ai fait ce que j’ai pu. L’important c’est d’être constant, pas nécessairement d’être le meilleur. N’ayez pas peur de vous dire que vous n’êtes pas de taille.

Mes deux années de prépa ont été des plus enrichissantes, c’est une expérience passionnante qui vous fera grandir. De plus, vous nouerez des amitiés très fortes. Comme on disait entre nous : « L’hypokhâgne, ça vous gagne ». Et nous sommes restés pour la deuxième année, toujours soudés.

Alors ne soyez pas effrayés. Tentez votre chance.


2. Témoignage de Yanis B.

Ce n'est qu'après la prépa que j'ai réalisé l'étendue des connaissances que j'avais acquises durant ces deux années. Tout me paraissait plus facile parce que j'avais déjà intégré des méthodes de travail et de rédaction que les étudiants à la fac n'avaient même pas commencé à apprendre. J'ai décidé d'aller en prépa au dernier moment sur les conseils d'un professeur, et c'est, je pense, la meilleure décision que j'ai pu prendre pour mes études. Ces deux années ont souvent été difficiles et intenses (autant intellectuellement qu'émotionnellement), mais je ne les regrette pas du tout ! D'autant plus que Millet a un avantage que beaucoup de CPGE n'ont pas: sa taille. Les professeurs sont là pour nous aider si besoin, et les élèves ne cherchent pas à se concurrencer les uns les autres, mais au contraire ils se soutiennent et s'entraident.


3. Témoignage de Mathilde D.

J'ai 21 ans et j'étais en classe préparatoire littéraire à Millet de 2013 à 2015. Je me suis inscrite en CPGE après un baccalauréat littéraire car je n'avais pas encore de projet défini, je voulais donc me laisser une ou deux années pour y réfléchir et pour pouvoir acquérir des bases solides dans toutes les matières littéraires et en particulier en langues (anglais et espagnol) : c'étaient depuis le lycée les matières que je préférais et où j'étais le plus à l'aise. J'y ai passé les deux meilleures années de toute ma scolarité : j'ai acquis une méthode de travail très rigoureuse et solide, j'ai été confrontée à des difficultés que je suis parvenue à surpasser, j'ai fait la connaissance d'étudiants intéressants et intéressés qui avaient tous des projets différents et de professeurs comme on en rencontre nulle part ailleurs : passionnants et intéressés par leurs étudiants et à l'écoute. Les cours sont d'une très grande qualité. Évidemment, il y a toujours des matières que l'on préfère, mais en arrivant en hypokhâgne, j'ai redécouvert certaines matières qui ne m'avaient jamais particulièrement intéressée et que j'ai appris à apprécier grâce à une approche différente de la part des professeurs. Passionnée par les langues, j'ai eu la chance de les pratiquer en deuxième année plus de 10h par semaine : des cours de littérature assez pointus, des cours de grammaire, d'histoire, de civilisation : un régal pour un linguiste.

A ma sortie de khâgne (deuxième et dernière année de classe préparatoire littéraire), je n'ai pas suivi un parcours habituel. Je n'ai pas demandé de Grande Ecole et je ne suis pas allée en 3ème année à la faculté de langues comme j'y étais destinée après une khâgne spécialité langues. Je sais que j'aurais adoré continuer dans cette filière mais j'ai souhaité me réorienter et recommencer une licence de droit. J'ai ainsi commencé un double cursus en septembre 2015 à la faculté Jean Monnet (Paris-Sud) : une première année de droit et un diplôme universitaire de langues et civilisations (anglais et espagnol). On me demande souvent si j'ai l'impression d'avoir « perdu deux années » en recommençant mes études en première année dans une filière où je n'ai pas pu avoir d'équivalence. Ma réponse est tout simplement : non ! Grâce à mes deux années de prépa, je suis arrivée en faculté de droit plus mature que la plupart des étudiants et plus « armée » pour une discipline qui demande de la rigueur et de l'autonomie dans le travail. J'ai réussi ma première année de droit et mon diplôme universitaire de langues. Je suis à présent en deuxième année et j'envisage de partir à l'étranger poursuivre mes études.

Je conseille à tout élève de Terminale de choisir une CPGE après le lycée, et en particulier celle de Millet. Si certains ont entendu parler de compétition, de professeurs qui n'ont dans l'idée que de décourager leurs élèves… la prépa de Millet n'est pas du tout dans cette optique. J'ai eu la chance d'être dans une classe où il y avait une très bonne ambiance, de l'entre-aide et des projets très différents. C'est incroyable le nombre de voies et débouchés qui s'ouvrent après deux ans de prépa. Aujourd'hui, je suis très fière du parcours de mes anciens camarades et je pense tous les jours à ce que j'ai appris en prépa et ce qu'elle m'a apporté : pas seulement une culture littéraire solide et des connaissances approfondies mais aussi une grande ouverture d'esprit, des amitiés précieuses, une autonomie et une rigueur qui me servent dans la vie de tous les jours, pas uniquement dans mes études.


4. Témoignage de Nine U.

Pourquoi la prépa de Millet ?

La prépa de Millet est une expérience que je ne regrette pas d'avoir tenté, car même ses difficultés ont porté leurs fruits, que ce soit pendant l'année ou après.

Je commencerai par les points négatifs pour en venir aux aspects positifs. Les devoirs surveillés du samedi sont un challenge à relever, mais rassurez-vous : on s'y fait. Cependant, les week-ends sont assez réduits et ça ne contribue pas tellement au repos nécessaire. Par ailleurs, il faut prendre du recul par rapport aux notes peu élevées : ce n'est pas grave ! Il faut prendre ça de façon relative, donc faites en sorte que ce soit une motivation pour trouver une méthode de travail adaptée pour vous, et non une pression négative qui vous fasse dire que vous n'avez pas votre place en prépa ! Surtout, ne pensez jamais ça. Et puis, quand on travaille comme il faut, ça paye, les bonnes notes en prépa sont plus fréquentes qu'on ne le croit !

La prépa de Millet a cette spécificité d'être « familiale » par ces effectifs réduits par rapport à de « grandes prépas » Les professeurs sont donc plus proches de vous et plus disponibles. Je conseille ainsi vivement la prépa pour la qualité de l'enseignement : certes, c'est très complet et la demande de travail est importante, mais vous assimilez une bonne culture générale et une vraie capacité d'argumentation et d'analyse.

J'aimerais préciser que c'est important d'avoir un objectif concret pour garder en tête ce en quoi vous êtes là. Certes, il y a l'objectif ENS mais ça ne paraît pas toujours très réaliste pour certains. J'ajouterai que l'internat est un des meilleurs souvenirs de mon année d'hypokhâgne et que ce fut un réel soutien pour moi et un bon moyen de décompresser parfois (car c'est essentiel). C'est une petite famille qui se construit et des amis sur le long terme assurés !

Je termine par quelques conseils que j'aurais aimé recevoir avant d'entamer ces deux années :

o        Inutile de se mettre une grosse pression, c'est la meilleure façon de perdre ses moyens. Le tout est de s'atteler à la tâche dès le début pour s'adapter et trouver sa méthode de travail. Peu importe si c'est le bazar ou si vous avez du mal au début, vous ajusterez le tir ensuite.

o        Le retard est inévitable : la dose de travail est importante, vous aurez toujours l'impression d'être débordé. Faites au mieux, considérez le plus urgent, utile.. A vous de trouver votre équilibre.

o        Ne pas hésiter à solliciter un ou des professeurs si vous avez besoin d'être guidé, aidé, ou simplement remotivé. Certains seront plus enclins à vous soutenir que d'autres.

Formez un bon groupe avec vos « khâmarades ». Je n'ai jamais compris l'utilité de créer de la compétition ou des groupes rivaux au sein d'une promotion : ça fait plus stresser qu'autre chose et ça n'aide pas spécialement à la réussite. Des bons potes c'est important pour passer des bons moments et s'entraider. On a dit khâgne, pas bagne !