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Latin & Grec : témoignages


 Le grec et le latin au lycée : d’anciens élèves témoignent


Vous êtes en 3ème et vous ne savez pas quel enseignement d’exploration ou quelle option
choisir : pourquoi ne pas vous initier au grec ancien ou continuer le latin ?
Lisez les réponses d’anciens élèves hellénistes et latinistes du lycée Jean-François
Millet à la question suivante :  " Que vous ont apporté les langues anciennes ? "                                         Vous serez sans doute surpris par leurs réactions…
                                                                         Régine Vimond, professeur de latin et de grec


Sommaire


Emilie Callo : « Tous les jours, je me félicite d'avoir choisi le grec ! »                              
Sébastien Gamblin : « Il faut savoir s'intéresser à d'autres choses »                               
Mathilde Avoine : « Les langues anciennes sont une bonne gymnastique mentale »        
Marine Hébert : « Cela m’a permis de donner une autre dimension à mon CV »              
Violaine Bellée : « Les cours de grec étaient ceux auxquels je préférais assister »            
Pierre : « Le latin et le grec : du plaisir »                                                                     
Hélène Evain : « La traduction : un exercice enrichissant quand on se destine à une
carrière scientifique »                                                                                                
Adèle S. « Le fait que l’on soit latiniste ou helléniste fait très bien dans un dossier
d’admission »                                                                                                          
Pauline L. : « Le latin apporte beaucoup de culture générale »                                      
Guillaume A. : « Le latin indispensable à l'étude des lettres »
Mathilde André : « La mention très bien grâce au latin ! »
Lise C. : « Des cours très vivants et primordiaux pour sa culture générale »
Elvire B. : « Des points supplémentaires au bac et une facilité à comprendre les mots
scientifiques »
Emmanuelle Cadel : « Le latin m'a beaucoup servi pour l'apprentissage de la botanique,
de la bactériologie, de la virologie »
Estelle Nicolas : « Un avantage concurrentiel sur les autres étudiants dans la recherche
d'écoles post-bac »

 

« Tous les jours, je me félicite d'avoir choisi le grec ! »
J'ai suivi des cours de grec au lycée Millet de septembre 2005 à juin 2008.
Je suis actuellement en 3e année à l'école d'infirmière de Cherbourg et tous les jours,
que ce soit en cours ou en stage, je me félicite d'avoir choisi le grec comme option au
lycée car cela me sert à chaque instant. La quasi totalité des termes médicaux et
anatomiques viennent du grec et avoir une certaine connaissance en étymologie aide
vraiment à mieux comprendre les cours des médecins, les pathologies, les traitements,
tout en fait. Et ce qui ne vient pas du grec vient du latin. Donc, pour tous ceux qui
envisagent une carrière médicale ou paramédicale, choisir le grec et/ou le latin comme
option(s) au lycée, c'est se donner les meilleures chances de réussir dans tous ces
métiers. Ce n'est que mon avis, mais c'est vrai que, par rapport à mes camarades de
promo qui n'ont aucune notion en langues anciennes, ça a été plus facile pour moi de
retenir et de comprendre certains termes. Parfois même, quand je ne connais pas un
mot, j'arrive à en deviner la définition grâce à l'étymologie.
Emilie Callo


« Il faut savoir s'intéresser à d'autres choses »
J'ai beau ne pas avoir fait d'études littéraires, avoir le baccalauréat Scientifique, et
être en première année de médecine à l'université de Caen, je trouve que la culture
littéraire est très importante dans les études. Et plus que la culture littéraire, en
faisant du grec, on peut décortiquer et trouver l'origine des mots scientifiques, puisque
les mots scientifiques sont des mots grecs ! En un premier temps, on peut deviner le
sens du mot sans pour autant le connaître, et ça m'avait bien étonné au début (!), ou
encore retenir le sens grâce à son étymologie.
Puis on peut avoir l'esprit scientifique en s’intéressant à d'autres choses que les
sciences, pour élargir son champ de connaissance à la Grèce antique, au théâtre, aux
prémices de la démocratie, à la philosophie socratique, à des conceptions différentes
dans une société, à une ancienne religion, etc. Il faut savoir s’intéresser à d'autres
choses, il faut savoir être curieux.
Enfin voilà, je voulais dire que je ne regrettais en aucun cas ces années à faire du grec,
ou du latin, dans des classes généralement motivées, en petit comité, assez conviviales,
avec des professeurs de langues anciennes vraiment bien !
Sébastien Gamblin


« Les langues anciennes sont une bonne gymnastique mentale »
Pour moi, les langues anciennes ont apporté beaucoup de choses, en premier lieu
forcément la civilisation et la connaissance de l'antiquité qui s'est trouvée être très
utile au niveau culture générale et même à visée plus restreinte pour les cours de cette
année (en prépa lettres) car on se rend encore plus compte que toutes les matières se
complètent (par exemple en histoire, on a fait de l'histoire antique, sans compter les
cours de culture antique où nous avons encore travaillé sur le théâtre à Athènes). Les
professeurs nous ont également fait remarquer que la pluridisciplinarité était
importante et que même dans les études de commerce (HEC), nous pouvions être
sélectionnés sur le fait d'avoir étudié le latin et/ou le grec car les professeurs prennent
en compte le fait qu'il faut être "culotté" pour avoir passé de nombreuses heures et
s'investir dans une langue a priori "morte et sans intérêt". Et quand on a la motivation
pour ça, on peut s'investir dans tout et y réussir. Il faut aussi voir que les langues
anciennes nous en apprennent beaucoup sur notre propre langue, notamment en
grammaire (très utile dans tous les exercices d'écriture) et que cela permet aussi des
exercices de réflexion, car même si ce n'est pas une science, comme les mathématiques,
c'est une bonne gymnastique mentale !
Mathilde Avoine


« Cela m’a permis de donner une autre dimension à mon CV »
Les élèves ont souvent quelques préjugés à l'égard des langues anciennes, mais en les
négligeant dans le choix des options, cela peut être regrettable. Sans tomber dans les
stéréotypes classiques, il est vrai que les langues anciennes apportent des avantages
considérables en ce qu'elles portent en elle une véritable richesse. Une richesse qui m'a
d'ailleurs été profitable sur beaucoup de plans.
J'ai commencé le latin en classe de 5ème et le grec en 3ème et j'ai fait le choix de
poursuivre ces options au lycée sans me poser de questions. Durant mes trois années de
lycée, je ne les ai pas considérées comme un poids mais davantage comme un atout. J'ai
acquis de la rigueur, une facilité de mémorisation ou encore des bases solides en syntaxe
ou en étymologie. Par ailleurs, l'étude des civilisations gréco-latines en parallèle m'a
permis de progresser dans d'autres matières et notamment en histoire ou en
littérature.
Mais plus concrètement, en ayant pris le latin en option lourde et le grec en option
facultative, cela m'a permis d'obtenir un nombre important de points au bac.
Aujourd'hui j'ai 21 ans, et après avoir fait une année d'hypokhâgne, je me suis tournée
vers le droit. Actuellement en deuxième année, je peux affirmer que même dans le
domaine juridique, le latin est omniprésent et constitue là encore un atout majeur.
Mais outre le milieu scolaire, c'est dans ma vie quotidienne que le grec ou le latin me
sont le plus utiles. Ils m'ont permis d'acquérir une culture générale qui m'est profitable
quotidiennement mais surtout, à titre d'exemple, cela m'a permis de donner une autre
dimension à mon CV, ce qui m'a donné la chance de faire la différence parfois, je dois
l'avouer !
Marine Hébert


« Les cours de grec étaient ceux auxquels je préférais assister »
J’ai 21 ans et je suis actuellement en première année d'études d'ingénieur (niveau L3) à
l'Ecole Centrale Paris et l'un de mes principaux regrets est de ne pas avoir la possibilité
de continuer à étudier la philosophie et le grec...
Après trois ans de latin au collège, j'ai choisi de changer de langue ancienne au lycée, et
d'étudier le grec ancien. Quelle a été la motivation de ce choix original ? J'aimais
beaucoup la langue, la civilisation et l'histoire latine, mais j'avais peur qu'on me répète
des choses que je savais déjà et qu'on exige de moi dès le début de l'année une parfaite
connaissance des déclinaisons que j'avais déjà envie d'oublier... Bref, pour moi, le choix
d'une autre langue ancienne était la garantie de la découverte d'une nouvelle civilisation,
d'un autre bout d'histoire, et surtout d'un nouvel alphabet !
De toute ma scolarité, je n'ai jamais eu à regretter cette décision. Tout d'abord, les
cours de grec étaient ceux auxquels je préférais assister, en seconde comme en
première. On y apprenait l'histoire passionnante d'Athènes, sa démocratie qui battait
de l'aile, ses guerres, ses trahisons, ses héros et ses grands orateurs. On y étudiait la
philosophie de Platon, les étranges moeurs de l'époque ainsi que les mythes et légendes
narrés par les poètes et les dramaturges. Le cours qui m'a le plus marquée est sans
doute celui où nous clamions quelques phrases comme au théâtre, mais en grec ancien ! Il
n'y a pas de meilleure façon d'apprendre à s'affirmer à l'oral !
C'est bien joli tout ça, mais à quoi cela m'a-t-il servi, étant donné que je ne me suis pas
du tout orientée vers des études littéraires ?
Au delà du simple plaisir de satisfaire ma curiosité, il y avait un intérêt matériel évident.
Un 20 au bac en grec ancien avec seulement quelques heures de révisions, cela fait
toujours plaisir ! En plus, le coefficient était suffisamment élevé pour pouvoir rattraper
une catastrophe en philo...
En m'inscrivant dans une classe préparatoire spécialisée en mathématiques et physique
après le lycée, j'ai cru un bref instant que le grec et le latin ne me seraient plus d'une
grande utilité... Grossière erreur ! Au bout de quelques mois, j'ai découvert que les
épreuves de français/philo (qui existent dans TOUS les concours d'entrée aux écoles
d'ingénieurs) sont extrêmement sélectives et très importantes pour le classement des
candidats. Et comment vous démarquez-vous des cent cinquante élèves qui sont passés
avant vous devant l'examinateur grincheux qui va décider de votre avenir ? En
l'amadouant avec votre connaissance des fondements de notre démocratie ou avec vos
souvenirs sur les plus anciennes pièces de théâtre ! Comme les étudiants qui choisissent
les langues anciennes sont de plus en plus rares, leurs connaissances n'en sont que mieux
appréciées ! En plus, certaines épreuves écrites et orales exigent que nous donnions la
signification de certains mots dont nous ignorions jusqu'à l'existence, mais je peux
assurer qu'en ayant fait du latin ou du grec (ou les deux, ce qui est encore mieux), on se
sort de toutes les situations !
Tout ce long discours n'aura eu pour but que de montrer que ce n'est pas parce qu'on ne
se destine pas à des études littéraires qu'il faut se priver des langues anciennes, bien au
contraire ! Au prix d'un petit supplément de travail (qui pour ma part ne m'a pas pesée,
car les enseignants faisaient bien attention à ne pas nous surcharger), on a le droit à un
petit voyage quelques siècles en arrière dans des pays ensoleillés, d'où l'on revient plus
à même de comprendre ce monde compliqué qui est le nôtre... Qui s'en priverait ?
Violaine Bellée


« Le latin et le grec : du plaisir »
J'ai obtenu mon Bac S mention TB en 2011, en le passant avec la double option Latin et
Grec. Je suis actuellement en première année de CPGE Chartes au Lycée Pierre de
Fermat (9h d'histoire 4h de latin, 3h de grec 2h de français et 2h d'anglais).
Ce que je garde comme souvenirs de mes cours de langues anciennes au lycée, c'est
avant tout du plaisir, en latin comme en grec. Ce que ces langues m'ont apporté, et
m'apportent toujours, c'est une culture, et un amour des langues.
Entamer ou poursuivre l'étude d'une langue ancienne est un travail très exigeant,
parfois ingrat mais infiniment, à plus ou moins longue échéance, gratifiant.
Tout d'abord parce qu'en se confrontant à des langues anciennes, on commence à
réfléchir à la grammaire et à la manière dont elle varie, mais on s'interroge aussi sur le
vocabulaire. On apprend beaucoup d'une civilisation rien que par l'apprentissage du
lexique. Faire du latin ou du grec modifie énormément le regard qu'on porte sur une
grammaire parfois très rigide, parfois moins, mais dans tous les cas surprenante et
aidant à la compréhension du français, de sa syntaxe et de sa morphologie. (…)
Le choix de faire une langue ancienne est totalement personnel, il est dû à l'envie que
certains éprouvent de se cultiver, d'apprendre pour le plaisir des choses qui parfois se
retrouvent très précieuses. C'est avant tout un choix que d'apprendre une langue
ancienne, on peut très bien n'en tirer plus tard aucun profit, mais le rapport qu'on a eu
avec la langue persiste, et les traces sont indélébiles. (...)
Plus clairement, pour moi le plaisir qu'il y a dans la pratique du latin comme du grec
provient de la compréhension d'une nouvelle langue, d'une maîtrise accrue du français
mais surtout de l'immersion qui en résulte. Traduire un texte, c'est se renvoyer
quelques siècles en arrière, changer le contexte et essayer de transposer ce qu'on
comprend en français. Pendant une version, on est à cheval entre deux mondes, le nôtre
et celui de l'auteur dont on est, pour un instant, l'interprète.
(…) Je côtoie beaucoup d'élèves de prépas scientifiques, tous seront beaucoup plus
employables à long terme et se retrouveront dans une position matérielle très
confortable, mais la majorité d’entre eux manifeste un intérêt pour les langues
anciennes.
(…) Il faut que les élèves conçoivent à nouveau qu'il est possible de prendre du plaisir à
apprendre, à s'enrichir, à se passionner. C'est pour eux qu'ils apprennent, et ce qu'ils
apprennent leur permettra de se construire. Je pense que présenter les langues
anciennes comme un moyen d'exceller en français est tout à fait pertinent, mais il me
semblerait tout aussi pertinent d'amener les élèves à réfléchir à ce qu’ils veulent
devenir, et à la raison pour laquelle ils apprennent. Il faut les amener à concevoir qu'on
peut faire quelque chose par intérêt plutôt que par pragmatisme.
Pierre


« La traduction : un exercice enrichissant quand on se destine à une
carrière scientifique »
J’ai actuellement 22 ans et je suis en 2e année à Supaero, une école d'ingénieurs en
aéronautique et spatial à Toulouse.
Les langues anciennes m'ont apporté une rigueur grâce au travail de traduction. Il faut
faire preuve de logique, c'est un exercice très plaisant, et bien sûr enrichissant
notamment lorsqu'on se destine à une carrière scientifique.
Les points de culture abordés permettent d'approfondir d'autres matières vues au
lycée (histoire, philosophie, littérature...) de manière différente et c'est finalement ce
que j'ai vu en grec et en latin qui m'a quasiment le plus marquée au lycée. En outre, avoir
fait des langues anciennes est définitivement un plus lorsqu'on souhaite apprendre
d'autres langues vivantes dans le futur (personnellement j'ai commencé l'allemand et le
russe en école d'ingénieur et l'on retrouve des mots grâce aux racines latines ou
grecques, et l'on se sent moins désemparés que d'autres au départ).
Notre culture est fortement basée sur ces civilisations, et si l'on veut comprendre
pourquoi notre monde est ainsi, on peut trouver des réponses lors de ces cours.
Ces cours permettent aussi une ouverture d'esprit recherchée, et un plus en sortant du
lycée pour intégrer des classes préparatoires ou d'autres écoles. J'ai adoré ces cours
qui traitent de sujets variés et passionnants. De plus cela fait vraiment plaisir, dans le
cas du grec, de commencer une langue avec un alphabet complètement autre ; et pour les
fans d'histoire, arriver à déchiffrer et comprendre une partie des inscriptions en grec
ancien aux musées par exemple est simplement génial. C'est un cours au lycée
complètement différent du reste et cela fait du bien de pouvoir aborder d'autres
thèmes au lycée ; c'est une chance inouïe.
Hélène Evain


« Le fait que l’on soit latiniste ou helléniste fait très bien dans un dossier
d’admission.»
Après mon bac S en 2008 je suis partie faire une année de médecine. Cela ne m'a pas plu
du tout, donc je suis partie en prépa scientifique à Caen pour 2 ans, et je viens
d'intégrer l'école d'ingénieur ISBS (Institut Supérieur de Biosciences de Paris).
Au cours de ma scolarité, j’ai fait six ans de latin, dont trois ans au lycée Millet.
Pour ma part, j’ai beaucoup aimé ce cours, car on faisait autant de linguistique que de
civilisation. Cette option ne prend que trois heures par semaine, ce qui est tout à fait
compatible avec un emploi du temps de première ou de terminale S. De plus, au moment
du bac, les points au-dessus de la moyenne comptent avec un coefficient trois, ceci peut
être intéressant pour ceux qui visent la mention. Moi-même, j’ai eu 18 ce qui m’a permis
d’obtenir ma mention bien au bac S. Lorsqu’on débute nos études supérieures, le fait que
l’on soit latiniste ou helléniste fait très bien dans un dossier d’admission. Le cours de
latin n’est pas exclusivement réservé aux littéraires, par exemple j’ai retrouvé beaucoup
de latinistes en prépa (il faut savoir qu’en prépa scientifique, on suit un enseignement de
français et de philosophie). Le latin ne peut être qu’un bonus !
Adèle S.


« Le latin apporte beaucoup de culture générale »
J'ai quitté le lycée il y a maintenant 4 ans. J'ai suivi des cours de latin et je suis actuel -
lement en première année de master d'une école de commerce, à Caen. A priori, le latin
en tant que langue ne m'a pas beaucoup apporté compte tenu de mon cursus. Cependant,
la partie historique m'a toujours intéressée et beaucoup plu ! C'est enrichissant pour
tout le monde, cela apporte beaucoup de culture générale ce qui est utile pour n'importe
quel cursus. Je garde de bons souvenirs de ces cours où j'ai connu des personnes venant
d'autres filières.
Pauline L.


« Le latin indispensable à l'étude des lettres »
L'étude du latin m'a été grandement profitable tout au long de mes études, elle me
semble indispensable à des études de lettres. J'ai rencontré très fréquemment dans
mes études des références à la civilisation et à la mythologie latines, dans des
circonstances assez différentes : cette année, cela m'aide dans l'étude de Shakespeare
ou bien dans mes recherches sur la comparaison entre le théâtre japonais et la
commedia dell'arte, avec les rôles et intrigues traditionnels.
L'étude de la langue en elle-même n'est bien sûr pas moins utile : mes neuf ans de latin
(si je compte bien) ont été bien profitables à mon orthographe. Lorsque j'ai suivi des
cours d'ancien français, ma connaissance de la grammaire latine et du vocabulaire a été
très utile également.
Guillaume A.


« La mention très bien grâce au latin ! »
J'ai 21 ans ; après avoir obtenu mon DUT Génie Biologique option Diététique à Evreux en
septembre dernier, me voici à Lyon, en licence professionnelle Alimentation-Santé.
Je pense que le latin aide à mieux comprendre la langue française, et que c'est
enrichissant aussi au niveau culture générale. J'aimais beaucoup notamment tout ce qui
était en lien avec la mythologie. Le latin m'a aussi permis d'avoir la mention Très Bien au
bac, ce qui n'est pas négligeable. Et puis je garde un très bon souvenir des cours de
latin, où je retrouvais mes amis latinistes du collège qui n'étaient pas dans la même
filière/classe que moi au lycée...
Mathilde André


« Des cours très vivants et primordiaux pour sa culture générale »
J’ai 21 ans. J'ai obtenu mon bac S avec une mention très bien en 2008. J’ai fait ensuite
une licence STAPS dans la filière Education et motricité, et là je suis en Master 1
Sport, Culture, Education (avec en parallèle mon cursus à l’ENS dans le département
Sciences du Sport et de l’Education Physique)
Je vais essayer de vous faire part de mes souvenirs des cours de langues anciennes,
latin pour ma part. Je risque d’en oublier, parce qu’avec du recul et donc non focalisée
sur du court terme, pour moi, cet enseignement ne peut être vraiment que positif, même
si j’avoue avoir été la première à vouloir arrêter le latin à la fin de ma troisième.
Concernant déjà les cours en eux-mêmes, je me souviens que dans notre groupe, il y
avait vraiment une bonne ambiance entre nous, malgré le fait que nous venions de classes
différentes. Du coup, cet enseignement nous permettait de rencontrer des élèves
d’autres classes, que nous n’avions pas forcément l’occasion de voir par ailleurs.
Aussi, je pense qu’il faut bien avoir conscience que les cours de latin ne se composent
pas uniquement de leçons de grammaire (comme parfois au collège), ce qui, à force,
certes, pourrait devenir ennuyeux. A mon sens, tout le côté mythologique ou légendaire
(re)donne un intérêt à cette discipline, de façon plutôt ludique, sans être trop scolaire.
D’ailleurs, toute cette culture que nous avons acquise pendant les cours de latin, que ce
soit par le biais de versions ou par des travaux spécifiques, me semble presque
indispensable dans notre société. Elle permet d’avoir des références culturelles lorsque
l’on voyage par exemple, mais encore peut contribuer à une meilleure compréhension lors
de la lecture de certains romans (ou de certains films), avec des références parfois
implicites.
Mis à part cet aspect de cours très vivants et primordiaux dans la construction de sa
propre culture générale, il me semble que l’intérêt principal du latin (ou du grec je
pense) réside dans la compréhension de la langue française ainsi que de son orthographe.
Face à un mot dont on ne connaît pas la signification, on peut souvent deviner son sens à
l’aide de l’étymologie, des différents préfixes, suffixes ou mots latins ou grecs que l’on
connaît. Notamment dans le domaine scientifique, je trouve que cet avantage d’avoir fait
du latin m’est souvent d’une très grande aide !
Je finirai sur la finalité du latin pour la plupart des élèves, la note et les points
supplémentaires obtenus pour le bac. C’est sûrement un avantage à ne pas oublier, car si
le latin est choisi en option 1 c’est-à-dire avec un coefficient 3, seuls les points audessus
de la moyenne comptent triple, ce qui peut être non négligeable pour obtenir le
bac ou avoir une meilleure mention. Et avoir une bonne note en latin au bac, n’est à mon
sens, pas très compliqué, puisque le sujet de l’oral a déjà été fait en cours.
Alors que peuvent bien représenter 3 heures supplémentaires dans l’emploi du temps au
vu des bénéfices à court ou à long terme ? De mon point de vue, cette ouverture
culturelle ne peut être oubliée…
Lise C.


« Des points supplémentaires au bac et une facilité à comprendre les mots
scientifiques »
J'ai 20 ans et je suis actuellement en première année d'école d'ingénieur en
biotechnologies à Bordeaux.
J'ai fait du latin au collège, par curiosité. J'ai continué au lycée, pour les points au bac
et pour ne pas avoir perdu du temps pour rien au collège. Je n'appréciais pas toujours
d’apprendre par coeur des déclinaisons et des règles de grammaire. Mais j'en ai ressorti
des points supplémentaires au bac, une culture générale plus importante, une facilité à
comprendre les mots scientifiques bien souvent tirés de mots latins, et aussi une facilité
à comprendre l'italien (sans savoir le parler toutefois).
Elvire B.


« Le latin m'a beaucoup servi notamment pour l'apprentissage de la
botanique, de la bactériologie, virologie »
Il est normal pour ma part de participer aux témoignages d'anciens élèves d'autant que
cette option m'a beaucoup apporté. Actuellement en troisième année de pharmacie à
l'université de Caen, je dois dire que le latin m'a beaucoup servi notamment pour
l'apprentissage de la botanique, de la bactériologie, virologie et j'en passe ... Les noms
latins étant très présents dans le médical, le latin m'a aidée à retenir les noms "à la
noix" plus facilement. De manière plus générale, je pense que tout lycéen, collégien se
destinant au monde médical devrait suivre cette option. De plus, le côté histoire,
culture, mythologie que l'on apprend dans ce cours apporte une certaine culture
générale non négligeable je pense.
D'un point de vue note, puisque c'est, je pense, ce qui intéresse en priorité les élèves, le
latin m'a apporté 15 points supplémentaires dans ma moyenne générale de bac…
Il est important que les élèves comprennent que le latin n'est pas une option qui peut
leur apporter seulement des points supplémentaires au bac mais beaucoup plus en voyant
plus loin dans l'avenir. Je ne regrette absolument pas d'avoir suivi cette option 6 années
scolaires, bien au contraire !
Emmanuelle Cadel


« Un avantage concurrentiel sur les autres étudiants dans la recherche
d'écoles post-bac »
Ancienne lycéenne de Millet, j’ai aujourd’hui 21 ans et j’ai eu mon bac S en 2008 : après
un DUT Techniques de Commercialisation à l'IUT de Cherbourg, je suis maintenant
étudiante en Master 1 Banque, Finance, Assurance spécialité Ingénierie Patrimoniale à
l'IUP Banque, Finance, Assurance de Caen.
Je garde de très bons souvenirs de mes années " lycée" et des cours de latin. J'ai
longtemps hésité en troisième avant de choisir mes options pour le lycée mais
aujourd'hui je ne regrette en rien mon choix pour le latin. S'il est vrai qu'aujourd'hui
mes études sont très loin de ce domaine et qu'en apparence on peut douter de l'utilité
de cette matière dans mon parcours, la réalité est pour moi tout autre. J'avoue que
n'étant pas du tout dans le domaine des "lettres", cette matière ne m'a concrètement
que peu servi depuis le lycée, excepté en droit où quelques souvenirs bien utiles
resurgissent ! Cependant, le latin m'a permis d'acquérir une rigueur et une logique qui
aujourd'hui me sont bien utiles !!!
A l'époque ma motivation était plutôt les points "bonus" pour le BAC (à noter que sans le
latin je n'aurais pas eu ma mention Bien !!). En troisième ou même au lycée, il est parfois
dur de trouver d'autres motivations ! Mais en "grandissant", on se rend compte de
l'importance de chaque matière car même si le contenu ne sert pas toujours (quoique!!),
toutes apportent quelque chose. Le latin permet de se doter de méthodes de travail et
de découvrir plein de choses qui seront utiles plus tard, ne serait-ce que pour la culture
générale (même si on ne s'en rend pas compte au lycée).
Apport moins glorieux mais tout aussi utile : le latin permet d'obtenir un "avantage
concurrentiel" sur les autres étudiants dans la recherche d'écoles post-bac. Je
m'explique : le relevé de bac (avec la note de latin) est demandé dans tout dossier
d'école et ce jusqu'au BAC+5 ! Lors de l'entretien de recrutement, pour le jury le fait
d'avoir suivi des cours de latin est preuve de sérieux, rigueur et motivation... (c'est du
vécu!)
En résumé, je ne garde que de bons souvenirs des cours de latin et encourage les futurs
lycéens à faire le même choix que moi car, même s'ils ne voient peut-être pas l'intérêt
aujourd'hui de cette matière, ils se rendront compte, comme moi, plus tard, de tous les
apports que peut avoir cette discipline.
Estelle Nicolas